(fiche 2 Hugo aurore)

Charlotte Curtis | Download | HTML Embed
  • May 3, 2005
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1 Un croyant de laurore Unit et diversit de luvre Tout dire pour tous et de toutes les faons possibles : cest dans cette dmesure que lensemble La Lgende des sicles (partie encore indite) de luvre hugolienne, trouve son unit profonde. Plume, barbes de plume, encre Lensemble de mon uvre fera toujours un tout indivisible. Je fais [] une Bible, non une Bible brune et lavis, fusain, aquarelle, gouache, rserve obtenu par divine, mais une Bible humaine. Un livre multiple rsumant un sicle. Il y a dans le projet utilisation du papier dcoup de Victor Hugo une ambition totalitaire, dans la variation des genres, des sujets, des registres qui prcde sur papier beige, MVH, Inv. 137, PMVP qui le caractrise, comme la volont daccomplir lui seul toute la littrature possible. Chaque uvre en elle-mme contient tous les genres : la prose romanesque se fait pome, la posie devient narrative, le discours produit une action dramatique et les hros sont des silhouettes opaques qui se meuvent dans un dcor profond face au lecteur et non en lui, comme au thtre. Loin dtre une vasion hors du monde ou un effort de renchantement, la posie est plutt une tentative dpuisement de la ralit, habite par un double lan de libration : libration des hommes et libration de la parole dans un mme mouvement. Il sagit pour le pote de se faire voix pour les sans-voix, bouche pour linarticul, le murmurant, tout ce qui, dans ses vers, doit devenir un chant. Il sagit en mme temps de dlier lhomme de ce qui lasservit, douvrir la voie, dans la misre des temps, un rgne de fraternit car lhistoire de lhumanit est pour Victor Hugo une marche sacre vers le progrs, vers ltre ignor mais certain . La posie est rdemption parce quelle est entre dans le rel. Rien du rel nchappe au projet potique car celui-ci nest autre quun gigantesque malaxage , une norme alchimie, treignant dans sa combustion la totalit de ce qui existe : Jetez dans lart, comme dans la flamme, les poisons, les ordures, les rouilles, les oxydes, larsenic, le vert-de-gris, faites passer les incandescences travers le prisme ou travers la posie, vous aurez des spectres splendides, et le laid deviendra grand, et le mal deviendra beau . (William Shakespeare) Ne craignez pas de vous surcharger dhumanit. William Shakespeare a

2 Que tout prenne une voix, que tout devienne une me Les Chants du crpuscule Les Orientales, Les Djinns BNF, Mss, N.a.fr. 13359, f o 54 Saisir linsaisissable les vers dune syllabe chaque strophe Les djinns, taient, dans la croyance jusqu la huitime pour les faire musulmane, des tres crs de dcrotre jusqu la quinzime. flammes, dous dintelligence mais Prpar pour limpression, le manuscrit imperceptibles nos sens. Saisir ici prsent rend particulirement le galop de ces tres impalpables, sensible ce travail sur le rythme leur lointain essor, leur furtif passage puisquil comporte en marge et leur vanouissement dans linscription des quadrats. la poussire de la plaine, telle est ici Ainsi, travers la fiction et lambition du pote : par la rptition lloignement du thme oriental, de certains mots ( bruit , cri ), Hugo se rapproche de lessentiel par la libert du rythme qui pouse de son projet potique savoir : le mouvement des djinns, dans donner contour linsaisissable, une recherche de mimtisme sonore forme au mouvant, demeure de mots qui conduit le pote amplifier au feu des mes errantes. Slancer vers la lumire Cette composition, o linfluence de la photographie se fait trs fortement sentir, sorganise autour dun contraste dombre et de lumire o les lettres du mot exil , mlanges significativement aux initiales du pote, semblent par leur clat argent franchir lcart qui spare la nuit du jour. Double signature quasi mtaphysique : dans la dispersion toile des lettres de lexil senracine la force ascensionnelle dun H qui semble ici slancer comme une chelle vers la lumire. Sa puissance desprance est quelques mois prs contemporaine de la rdaction des Chtiments : Je suis ce qui renat quand un monde est dtruit, nations ! je suis la posie ardente [.] Car celui qui menvoie en avant la premire, Cest lange Libert, cest le gant Lumire ! Stella Regarder dans la nuit Ds 1850, Victor Hugo utilise un dcoupage rond pour dessiner le soleil ou la lune. Ce dessin, o apparaissent un disque rserv en clair sur un fond sombre, et le dessin dun il, a traditionnellement t intitul Plante il . Il voque irrsistiblement la force visuelle de luvre de Hugo, cet appui vigoureux sur les choses vues transmues par les grossissements de la rverie en choses visionnes : voyance lie mystrieusement une forme deffacement du regard. Ce nest pas le moi du pote qui regarde avec cet il-l, unique, astral et sombre la fois, cest en lui un esprit profond dont lanonymat prserve luniversalit, lune- soleil anime du terrible pouvoir de voir : le soir vient et le globe son tour sblouit, / Devient un il norme et regarde la nuit. (Les Contemplations) Exil , encre brune et noire et lavis Plante il MVH, Inv. 805 PMVP Dessin lencre BNF, Mss, N. a. fr. 13355, f o 106

3 Note sur la couleur des voyelles 1836-1838 BNF, Mss, N. a. fr 13423, f o 81 Relier les mots et les choses Si, dans le heurt du noir au blanc, toute luvre de Victor se rsume en un combat du jour et de la nuit, le pote nen demeure pas moins extrmement sensible aux couleurs de la langue. Les mots font corps avec le rel, ils en sont le reflet, ils en partagent les chatoiements : Ne penserait-on pas que les voyelles existent pour le regard presque autant que pour loreille et quelles peignent des couleurs ? Exprimer lhumanit crire une espce dhymne religieux mille on le voit, a et i sont des voyelles blanches Exprimer lhumanit dans une espce strophes, ayant dans ses entrailles une foi et brillantes, o est une voyelle rouge, e et duvre cyclique ; la peindre profonde et sur son sommet une haute eu sont des voyelles bleues, u est la voyelle successivement et simultanment sous tous prire ; le drame de la cration clair par noire. Il est remarquable que presque tous ses aspects, histoire, fable, philosophie, le visage du crateur . les mots qui expriment lide de lumire religion, science, lesquels se rsument en pope dantesque aux frissons dapocalypse contiennent des a et des i et quelquefois les un seul et immense mouvement dascension o le mur des sicles apparat en proie deux lettres. Feu nexprime ncessairement vers la lumire ; faire apparatre dans une une animation surnaturelle : ctait lide dclat que ds quil sallume. Alors sorte de miroir sombre et clair [.] cette une muraille et ctait une foule . Vision il devient flAmme (sic). Aucune de ces deux grande figure une et multiple, lugubre et en mouvement o la description ne cesse voyelles ne se trouve dans la lune qui ne rayonnante, fatale et sacre, lHomme ; voil de ployer sous les flots dune houle narrative brille que dans les tnbres. Le nuage est de quelle pense, de quelle ambition si lon incoercible : ce rve, et jen tremblais, blanc, la nue est sombre. On voit le soleil veut, est sortie La Lgende des Sicles , ctait une action tnbreuse entre lhomme travers le brouillArd ; on ne le voit pas tel est de son propre aveu le projet de Victor et la cration . travers la brume. Les mots o se trouvent Hugo dans cette vaste galerie de la La page manuscrite ici prsente comporte mles lide dobscurit et lide de mdaille humaine . peu de corrections, limites quelques lumire contiennent en gnral lu et li. Dans cette immense fresque qui va dve hsitations sur le titre et quelques Ainsi Sirius, nuage, nuit. La nuit a les jusqu la rvolution, o les tableaux riants variantes interlinaires. toiles. sont rares , se fait jour lclosion lente et suprme de la libert . Le pote a voulu La Lgende des sicles, Booz endormi 1er mai 1859 BNF, Mss, N. a. fr 24736, f o 37

4 Portrait de lartiste en saltimbanque Lhomme qui rit en un rire monstrueux. Prisonnier Commenc Bruxelles le 21 juillet 1866, jamais dune grimace dhilarit poursuivi Guernesey et achev absurdement fige, il dclenche la Bruxelles le 23 aot 1868, ce roman Chambre des lords, lorsquil y vient de Victor Hugo neut aucun succs auprs plaider la cause des muets , un rire Sous le signe de lantithse du public. Il correspond linterrogation incoercible. Cest dire qu travers lui Le combat du jour et de la nuit est incarn angoisse de lcrivain vieillissant sur cest toute la socit qui est malade, dans ce roman par deux figures de femmes la validit de son uvre et de la fonction puisque le rire qui secouait le peuple, diamtralement opposes : Da, aveugle mais potique, affrontes aux contraintes contemplant dans Gwynplaine le masque voyante vit dans le noir mais rayonne dune de lhistoire. Il est form de deux rcits : de sa propre dchance, se propage lumire surnaturelle : On voyait quelle tait un exploit hroque sous le signe pareillement parmi les lords qui y lisent aveugle et lon sentait quelle tait voyante. dune extraordinaire bont dme et pourtant ltendue de leur crime. Elle semblait debout sur le seuil du surnaturel. une description froce de laristocratie Gwynplaine devient la figure du gnie Elle paraissait tre moiti dans notre lumire anglaise du xviie sicle, travers laquelle incompris, hu par les puissants, et moiti dans lautre clart . Josiane, la trop Hugo peint la situation sociale de mconnu par le peuple. Aucun espoir belle duchesse dont lexcs dclat produit la France. Gwynplaine, hros dfigur de rachat ne brille dans cette socit, la ccit, est un ange noir, une comte par ordre du roi pour tre exhib le salut de Gwynplaine, qui meurt en empoisonne : Ce nest pas ltoile, cest la aux spectacles des princes en est le souriant pour rejoindre Da, saccomplit comte. Cest limmense incendiaire du ciel. dchirant emblme. par-del les tnbres de lexistence, Lastre marche, grandit, secoue une chevelure Par le jeu dune inversion cruelle, dans la lumire dune toile quon de pourpre, devient norme []. Ce qui arrive son malheur est fix sur son visage ne voit pas. sur vous, cest le trop de lumire qui est laveuglement ; cest lexcs de vie qui est la mort . Entre elles, travers Gwynplaine, a lieu un terrible affrontement : il y a des luttes entre lange blanc et lange noir sur la pont de labme . Noyade ou rdemption ? la fin des Travailleurs de la mer, Gilliatt senfonce peu peu dans les profondeurs de la mer tandis que disparat le bateau qui emporte Druchette et son amour. De mme la fin de lHomme qui rit, Gwynplaine, les yeux fixs sur un point du ciel, au plus haut de lombre sengloutit calmement dans le fleuve. Dans cet effacement accept par amour, il rejoint une paix profonde : Il allait droit devant lui. Il semblait voir quelque chose. Il avait dans la prunelle une lueur qui tait comme la rverbration dune me aperue au loin [] il souriait . Cette mort sinscrit sous le signe du recommencement (la premire et la dernire partie du roman, toutes deux intitules la mer et la nuit le suggrent), elle soffre travers la nuit comme le seuil dune vie seconde, hisse dans lternit du ciel toil. Derrire Gwynplaine, Titan martyr, dialoguant lintrieur de lui avec un dieu, se devine peine masque, la figure de lauteur. La tirade la Chambre des lords exprime avec une clatante puret lidal potique de Hugo lui-mme : Jai une mission [] je parlerai pour tous les taciturnes dsesprs. Je traduirai les bgaiements. Je traduirai les grondements, les hurlements, les murmures, la rumeur des foules, les plaintes mal prononces, les voix inintelligibles. Sur ce feuillet, particulirement travaill, la marge de gauche, traditionnellement rserve par Hugo pour les corrections et les ajouts, est en grande partie utilise. Lhomme qui rit BNF, Mss, N. a. fr. 24746, f o 70 Victor Hugo y a dessin lencre brune un cormoran sur une branche.

5 Le voyage, une source dinspiration Carnet, 1836-1840 BNF, Mss, N. a. fr. 13444, f o 37 Si Hugo nest pas, la diffrence premier jet tant y domine limpression de Nerval ou de Gautier, un grand dune coule imprieuse du texte. Il est voyageur, le voyage et sa rverie sans doute difficile de dterminer si la nen occupent pas moins une place chane dcriture comporte un maillon importante dans son uvre et dans manquant ou si la matrise verbale et sa vie : des innombrables voyages conceptuelle de Victor Hugo est ce de son enfance ceux quil accomplit point loign de lordinaire. Quoiquil rituellement avec Juliette Drouet en soit, lexploration de la gense du entre 1834 et 1843, en passant par le Rhin rvle chez Hugo un rythme voyage dans les Alpes avec sa femme forcen dcriture ; le voyage est pour en compagnie de Charles Nodier lt lui un temps de travail intense et il 1825. Cest le voyage lui-mme semble que rien ne puisse interrompre dans sa double dimension physique et en lui le flot de la cration : imaginaire, dans ses libres chappes Voyageant le jour, ou visitant les sur ce doux pays de fantaisie cher difices, ou tudiant dans les au cur de Montaigne, qui fait chez lui bibliothques, je ne puis crire que la lobjet dune idalisation romantique : nuit (lettre Adle du 9 octobre le voyageur a march toute la 1840). On peut galement y observer la journe, ramassant, relevant ou distance qui spare dun simple rcoltant des ides, des chimres, reportage ce rcit o limaginaire ne des sensations, [] le soir venu, cesse de sentremler au rel. Les il entre dans une auberge, et pendant choses vues y ont bien un effet que le souper sapprte, il demande dclencheur : jcris avec les mots une plume, de lencre et du papier, que la chose me jette , mais elles y il saccoude langle dune table et sont aussitt dpasses en visions . il crit . la manire du compagnon Ainsi la description du fauteuil de errant il voyage solitaire sans autre Charlemagne, rapidement amorce objet que de rver beaucoup . dans le carnet, largement dtaille Pourtant, de tous ses voyages celui dans le texte dfinitif, se dveloppe au sur le Rhin est le seul avoir donn fil du rcit en un prodigieux spectacle lieu une publication : publi une imaginaire o le vivant saisit le mort : premire fois en 1842, rdit en 1845 sur ce fauteuil revtu des quatorze dans une version largie, Le Rhin, plaques byzantines [], lempereur Le fauteuil de Charlemagne dessin au crayon, lettres un ami est le fruit littraire Charlemagne tait assis dans son puis repris lencre, est ainsi lgend par des trois voyages raliss avec Juliette tombeau []. Ce dut tre un moment Victor Hugo : 36 empereurs / couronns en 1838, 1839, 1840. Sous lapparence trange et redoutable [1166] que celui Charles V lavant-dernier / Ferd. Ier le dun journal de voyageur, cet ouvrage o cet homme couronn [Frdric dernier / coussin de velours rouge . Ces est en fait une fiction pistolaire Barberousse] se trouva face face quelques mots deviennent dans le manuscrit puisque sur les trois cent trois feuillets avec ce cadavre galement couronn ; du Rhin le noyau dune dizaine de pages, tant il du manuscrit conserv la BNF, lun, dans toute la majest de lempire ; est vrai que ce rcit qui, comme le dit Victor la proportion de vraies lettres est lautre dans toute la majest de Hugo, commence comme un ruisseau , a un faible : trois en 1838, deux en 1839, la mort (Le Rhin, lettre neuvime). fleuve pour sujet ! aucune en 1840 o lessentiel des Par la magie dun imparfait ( tait rcits de voyage est constitu par des assis ) qui dure trois sicles et demi, tranches de journal ou par des ajouts la description minutieuse se rdigs plus tard Paris. Son transforme en large fresque historique Quelques dates laboration se fait en plusieurs tapes o la mmoire prend son essor. Mais qui sont autant dtages de la cette solennelle mditation impriale 1825 Charles Nodier et Victor Hugo partent fabrique littraire de Victor Hugo : retombe brusquement un niveau dans les Alpes. dans les carnets, primitivement ddis anecdotique : Mon guide, qui me 1837 Voyage avec Juliette en Belgique linscription des dpenses donnait tous les dtails, est un ancien et dans le nord de la France ; correspondance quotidiennes, notations rapides, soldat []. Cet homme qui parle aux avec Adle. recueil dinformations, relevs de noms passants de Charlemagne est plein de rues, dpitaphes ou de graffitis de Napolon. De l, son insu mme, 1838 En compagnie de Juliette, il sillonne voisinent avec de furtifs griffonnages je ne sais quelle grandeur dans ses la Champagne pour convertir le voyage au crayon vocation souvent paroles , grandeur qui cre un jeu en promenade . mnmotechnique, mais aussi parfois de miroir entre lanecdotique et le 1839 Lcrivain part explorer lAlsace et avec des notations plus labores. sublime. Enfin, une chose entendue la Suisse et revient par le sud de la France. Dans les albums, les dessins plus vient tout aussi brusquement dplacer travaills sont repris lencre et les le texte vers un registre bouffon : 1840 En bateau, Juliette et Victor remontent impressions du voyage donnent lieu son ignorance militaire des choses le Rhin et la valle du Neckar. Ds son retour, des esquisses littraires. Enfin, Hugo ecclsiastiques mavait fait sourire il assemble les lettres de ses trois dernires confie au journal, en des pages dune plus dune fois pendant le cours de annes pour composer un ouvrage qui a un criture serre, le dveloppement de cette visite, notamment dans le chur fleuve pour sujet . ce qui ne figure pas dans ses lettres lorsquil me montrait les stalles en me 1842 Le Rhin est publi. (Adle lui ayant reproch labsence disant avec gravit : voici les places dintimit de sa correspondance des chamoines. Ne pensez-vous pas 1843 Souvenirs de jeunesse pour Victor qui et la longueur de ses descriptions que cela doive scrire chats-moines ? revient en Espagne et dans les Pyrnes : littraires). Srnit du tout ! majest ! force et grce ! Quant au manuscrit final, il ressemble La voile rentre au port et les oiseaux aux nids. parfois plus une mise au net qu un Le retour est marqu par la mort tragique de Lopoldine. Il est foudroy . 1845 Publication dune dition enrichie du Rhin.

6 Album de voyage au bord du Rhin, 1840 BNF, Mss, N. a. fr. 13348, f o 1 v o Lalbum correspond pour le dessin comme pour le texte, une tape plus labore du processus de cration. Ici le portrait monstrueux de Goulatromba, mi-homme, mi-animal, nest pas sans rappeler les gueules de lenfer des manuscrits mdivaux. Il suggre que ce voyage au bord du Rhin revt un caractre initiatique et comporte, la manire du priple dantesque, sa descente aux enfers. Linspiration rhnane, souvent empreinte de mlancolie avec ses burgs brumeux, ses roches tnbreuses et ses ruines au clair de lune, est ici, en revanche, tincelante de fantaisie. Le Rhin, 1840 Projet de frontispice pour le Rhin BNF, Mss, N. a. fr. 13387, f o 85 v o MVH, Inv. 60 PMVP

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